5ème MONACO AGE ONCOLOGIE
EDITO
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Editorial

La 5ème édition du Monaco Age Oncologie s'est déroulée les 19 et 20 mars au Méridien Beach Plaza à Monte-Carlo. A cette occasion, nous avons eu, de nouveau, plus de 300 participants réunissant les différents acteurs de l’Oncogériatrie.

Cet événement a encore une fois marqué par son programme riche et diversifié qui a abordé les thèmes transversaux de l’Oncogériatrie : traitements des cancers, interventions gériatriques, anémies chez le sujet âgé, fragilité et cancer, etc.

La prise en charge du patient âgé atteint de cancer est plus que jamais au cœur...

MAO 2015

Gilles FREYER, Lyon
Cette cinquième édition du Monaco Age Oncologie s’inscrit dans la ligné des éditions dans l’esprit de multidisciplinarité que Michel Hery lui avait insufflé.


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Cancer du sein : y a-t-il encore une place pour les anthracyclines chez la femme âgée?

Anne-Claire HARDY-BESSARD, Saint-Brieuc
La chimiothérapie adjuvante a toute sa place dans le traitement du cancer du sein de la femme âgée même s’il faut bien sélectionner les patientes selon leurs facteurs de risques. Les anthracyclines sont particulièrement adaptées en situation métastatique quand des taxanes ont été utilisés ultérieurement.


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Conséquences métaboliques de l’hormonothérapie

Philippe BEUZEBOC, Paris
Toute hormonothérapie doit être accompagnée d’un bilan endocrinien et cardio-vasculaire dès le début de la prise en charge en faisant appel si besoin à des spécialistes. Cela avec des dosages réguliers de la glycémie, des tryglécirines, du cholestérol et de l’hémoglobine glyquée. La prescription d’une hormonothérapie chez le sujet âgé doit se faire après une analyse du bénéfice-risque particulièrement chez un sujet ayant des antécédents cardio-vasculaires.


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Points forts en Onco-Pneumologie (SoFOG et SIOG)

Hervé LE CAER, Draguignan
Une présentation à la SIOG a mis en évidence l’inefficacité de la chimiothérapie adjuvante dans le cancer du poumon chez le patient âgé. La deuxième présentation basée sur deux études du GSPC concernait l’impact négatif des comorbidités sur la survie du sujet âgé particulièrement l’artérite des membres inférieurs et la bronchite obstructive chronique.


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Implémentation des tests d’hypersensibilité individuelle aux radiations chez le patient âgé

David AZRIA, Montpellier
La radiothérapie a un réel intérêt pour les patients de plus de 70 ans. Il n’y a pas de différence en matière de toxicité entre les patients jeunes et les patients plus âgés. Il existe aujourd’hui un test d’hypersensibilité aux radiations et il est efficace quelque soit l’âge du patient.


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Temps forts de la session Radiothérapie

Françoise MORNEX, Lyon
La radiothérapie a la même place chez le âgé que chez le sujet jeune. Autre point important, la radiothérapie peropératoire doit être proposée aux patientes âgées car elle réduit grandement la durée de traitement pour une efficacité similaire.


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Etudes précoces chez le sujet âgé

Loïc MOUREY, Toulouse
Il est extrêmement important de mettre en place des études cliniques dédiées aux personnes âgées de phase III mais aussi de Phase I et II., cela afin d’avoir le maximum d’informations pour traiter une population qui ne cesse d’augmenter. Sans ces études, il va être compliqué d’utiliser des nouvelles molécules chez les patients les plus fragiles.


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Anémie chez le sujet âgé : un marqueur de fragilité

Philippe CHASSAGNE, Rouen
La fragilité est un facteur important à prendre en compte dans la prise en charge du patient âgé, car celui-ci peut s’aggraver avec le traitement ou l’aggravation de la maladie et entrainer une décompensation. On peut se demander si l’anémie, soit induite par la maladie ou par les médicaments, peut-être considérée comme un marqueur de fragilité en tant que tel.


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Trajectoire et profil patient pour le SSR à orientation oncogériatrique

MAO15Auben150Francine AUBEN, Nice
La prise en charge du patient âgé atteint de cancer est aujourd’hui à la fois oncologique et gériatrique. On a dépassé le stade de la simple évaluation gériatrique. La prise en charge gériatrique doit soutenir le projet thérapeutique et permettre au patient d’être éligible au traitement, puis en soin de suite pour sécuriser la prise en charge oncologique.


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